Mobilier de jardin en teck : résister aux saisons

Si le teck règne sur le mobilier de jardin depuis un siècle, ce n’est pas une mode : c’est de la chimie. Sa richesse naturelle en huiles et en silice en fait l’un des rares bois capables de vivre dehors sans traitement.
Pourquoi le teck résiste dehors
Le teck contient une huile naturelle (tectoquinone) qui repousse l’eau, les insectes xylophages et les champignons. Sa densité élevée limite les mouvements du bois : une table en teck laissée dehors toute l’année ne se fend pas et ne gonfle pas comme le ferait un pin traité.
Passer l’hiver sans dommage
Le teck supporte le gel. Ce qui l’abîme, c’est l’humidité stagnante : évitez de poser les pieds directement sur une dalle qui garde l’eau, surélevez légèrement les meubles ou glissez des patins. Rangez les coussins à l’abri — eux ne sont pas en teck — et retournez les tables à plateau creux pour éviter les flaques.
Faut-il une housse ?
Une housse est utile sous un arbre (sève, fientes) ou en ville (pollution). Elle doit être respirante : une bâche plastique étanche piège l’humidité contre le bois et provoque des moisissures de surface. Mieux vaut pas de housse du tout qu’une housse hermétique.
L’entretien annuel, en une heure
Au printemps, un brossage à l’eau savonneuse dans le sens du fil suffit. Pour conserver la teinte miel, appliquez une huile de teck une à deux fois par an sur bois sec. Si le meuble a grisé et que le gris vous plaît, ne faites rien : la patine est purement esthétique et ne fragilise pas le bois.
À retenir
Pas de traitement obligatoire, pas de rentrée hivernale, juste un brossage annuel et un peu d’huile si l’on tient à la couleur. C’est là tout l’intérêt du teck : le mobilier d’extérieur qui vous oublie.
